Hausse des prix : stop ou encore en 2017 ?

 

Cette année, la ville de Lacanau a enregistré la plus forte hausse des prix de l'immobilier en Gironde.

C’est la bonne question à se poser : que vont devenir, en 2017, les prix du marché de l’immobilier ?

On le sait, le marché a été dopé cette année par la baisse ininterrompue des taux de prêts, qui ont atteint leurs plus bas historiques. Et donc, fort logiquement, avec, par exemple, des ventes de logements anciens en hausse de 11 % en 2016, ce qui ne s’était pas vu depuis dix ans, les prix se sont remis à flamber un peu partout en France. Paris reste le champion toutes catégories, avec un prix moyen à 8.300 euros le mètre carré. L’étude annuelle de la chambre syndicale des notaires prévoit même une poursuite de cette hausse, qui devrait permettre de battre rapidement le record enregistré en 2012 à 8.490 euros du mètre carré.

Dans notre région, Bordeaux n’est pas en reste. La ville figure dans le peloton de tête des hausses, avec 4 % en moyenne et un prix moyen du mètre carré qui s’établit à 3.150 euros. Le département suit cette tendance, avec une hausse de 1,68 % et des secteurs géographiques particulièrement en forme, comme Bègles (+ 7 %), Le Bouscat (+ 5,92 %) ou Eysines (+4,04 %). Les prix étant très élevés à Bordeaux, beaucoup d’acheteurs se rabattent ainsi sur la très proche banlieue. Le phénomène se reproduit hors métropole, avec, à titre d’exemple, la hausse spectaculaire des prix à Lacanau (+ 8,53 %), qui reste une alternative pour ceux qui n’arrivent pas à s’offrir un bien sur le bassin d’Arcachon.

Paradoxe, que souligne une autre étude du Crédit Foncier, cette hausse des prix, qui fait du bien aux vendeurs, a en revanche une conséquence négative pour l’acheteur. Alors qu’à peu près partout en France, le pouvoir d’achat de l’investisseur a sensiblement augmenté en dix ans, d’environ 20 %, essentiellement par le biais de la forte baisse des taux de prêts bancaires, il a stagné pour les candidats à la propriété en Gironde et à Bordeaux, la hausse des prix ayant quasiment annihilé la baisse des taux.

Et maintenant ? On sait que la baisse des taux est terminée, sans que l’on puisse dire avec certitude quand ceux-ci vont recommencer à grimper de manière durable et significative. A cela s’ajoute une autre incertitude, celle du millésime 2017, année d’élections (présidentielle et législatives), ce qui engendre souvent des comportements particuliers, entre attentisme inquiétude, pas toujours propices au développement du marché immobilier.

Selon l’étude des notaires de France, plusieurs scénarios sont possibles, lesquels dépendront des premières grandes décisions prises par le nouveau pouvoir politique. Ainsi, si l’exonération de l’impôt sur les plus-values des résidences secondaires passait à 15 ans, au lieu de 22 ans aujourd’hui, comme l’ont promis plusieurs candidats de droite, cela pourrait faire revenir les vendeurs sur le marché et, par conséquent, calmer les prix. Sur un autre plan, un allègement de la fiscalité des revenus fonciers redonnerait de l’attrait à l’immobilier ancien, et pourrait donc se traduire par une accélération de la hausse des prix. Des tensions sont également à prévoir sur le marché immobilier haut de gamme en cas de suppression de l’ISF.

Les premières semaines de l’année donneront un début de tendance et encore plus, celles qui suivront immédiatement les élections. C’est donc sans doute le bon moment pour anticiper la tendance et pousser la porte de agences du groupe Gironde Immobilier, où nous experts vous aideront à faire vos choix en la matière. En ayant toutefois conscience qu’ils ne savent pas encore lire dans le marc de café ou une boule de cristal.

www.immobilier-medoc.com

 

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