Quand Donald marche sur les traces de Picsou

Les taux des emprunts sont-ils prêts à remonter ?

Les taux des emprunts sont-ils prêts à remonter ?

On n’avait pas forcément pensé à ça. L’élection surprise de Donald Trump à la Maison Blanche va peut-être avoir une conséquence tout aussi imprévue sur les candidats à la propriété en Médoc ou sur le bassin d’Arcachon. Explications.

On appelle ça l’effet papillon. Où comment un événement qui se produit quelque part dans le monde peut déclencher des effets inattendus dans d’autres coins de la planète. En l’occurrence, le papillon s’appelle Donald Trump. Il est, depuis le 9 novembre, le quarante-cinquième président élu des Etats-Unis. Sa victoire était déjà présentée comme la défaite de l’establishment politique et accessoirement comme la déroute des instituts de sondage, qui donnaient Hillary Clinton gagnante depuis des mois.

Voilà maintenant que cette victoire pourrait rapidement avoir d’autres conséquences, cette fois sur le marché de l’immobilier, avec une remontée à terme des taux des prêts, qui vivent, on le sait, leurs plus bas niveaux historiques depuis des mois. Comment cela est-il possible ? Tout part du programme économique du milliardaire-président, qui s’appuie sur une relance des grands investissements, une baisse des impôts et un retour du protectionnisme en matière de commerce extérieur.

Même si ce programme reste encore très flou et attend d’être précisé dans ses détails, les experts économiques mondiaux ont immédiatement décrété qu’il relancerait l’inflation et l’endettement de l’Etat américain, avec un afflux d’émissions obligataires à la clé pour le financer. Conséquence logique, dans ce contexte inflationniste, la Fed, la banque centrale américaine, n’aurait d’autre choix que d’accélérer son cycle de hausse des taux. Comme la finance se nourrit d’anticipations, la réaction des marchés n’a pas traîné. Le T-Bond, un taux américain à 10 ans, a brutalement augmenté en fin de semaine dernière, de 1,8 à 2,2 %. Aussitôt, un premier taux a également bondi en Allemagne et en France, les OAT (taux à 10 ans) ont doublé en l’espace de 48 heures, pour passer de 0,4 à 0,8 %. Rappelons qu’ils étaient autour de 0,2 % il y a seulement trois semaines.

Pour l’instant, rien ne sert de paniquer. Les banques françaises n’ont encore rien annoncé. Mais les experts, toujours eux, s’accordent à penser que si cette tendance se confirme dans les semaines à venir, ces banques n’auront pas d’autre choix que d’augmenter leurs taux de prêts, aux particuliers comme aux entreprises. Rien ne changera avant janvier, en tout cas, tant que Donald Trump n’aura pas pris officiellement possession de son fameux bureau ovale, à la Maison Blanche. Mais le message vis-à-vis du public devient désormais très clair. N’attendez pas avant de vous lancer dans un emprunt immobilier. Leurs taux sont encore très attractifs, mais la « Trump attitude » pourrait bien changer la donne dans un délai relativement rapide. Comme toujours, les spécialistes du groupe Gironde Immobilier vous attendent pour vous donner leurs conseils avisés en la matière.

www.immobilier-medoc.com

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